‹ Poèmes décadents, 1883-1895Chapitre 6 sur 32 · VIERGE SLAVE · texte numérisé non relu

VIERGE SLAVE

La neige de sa ileur splendide N'est ce que d'elle pur j'élus, Mais bien ses regards résolus.

Je fus, un temps, sous son égide.

Son front de sagesse candide Gardant maint pli de livres lus, Ce sans plus fut à quoi je plus.

Son cœur me demeura frigide.

50 Vierge Slave

Elle venait du Nord, d'un nord Où, livides, les ours de mort Tachent la blancheur des campagnes.

Ses vœux, steppes de chasteté, Loin du potager des compagnes, N'allaient qu'en abstraite bonté.

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