LES AMANTES
Blanches et découvrant sous leurs robes ouvertes Des torses de déesse et des pâleurs de lis. Les vierges au grand cœur, sur la pelouse verte, Offrant au vent du soir leurs reins froids et polis.
Deux à deux s'enlaçant et de baisers couvertes, Elles tordent leurs corps dans l'ombre ensevelis, Et Tàme de Sapho de leurs couches désertes, Gomme un souffle divin, fait onduler les plis.
Il6 POiMBS ÉliOIAQUËS
Car le chasseur Ërôs que la douleur a£Fame
Se platt à voir pâmer tous œs beaux seins de femme
Qu'un impossible amour soumet à son tourment.
Et c'est pourquoi, dans Gnide et dans Lesbos la sainte, Tant de pleurs font bondir les péplos d'hyacinthe, Et tant de voix, la nuit, hurlent plaintivement.
RÊVB ANTIQUE II7