‹ Poèmes élégiaques (volume 2)Chapitre 24 sur 72 · LES AMANTES · texte numérisé non relu

LES AMANTES

Blanches et découvrant sous leurs robes ouvertes Des torses de déesse et des pâleurs de lis. Les vierges au grand cœur, sur la pelouse verte, Offrant au vent du soir leurs reins froids et polis.

Deux à deux s'enlaçant et de baisers couvertes, Elles tordent leurs corps dans l'ombre ensevelis, Et Tàme de Sapho de leurs couches désertes, Gomme un souffle divin, fait onduler les plis.

Il6 POiMBS ÉliOIAQUËS

Car le chasseur Ërôs que la douleur a£Fame

Se platt à voir pâmer tous œs beaux seins de femme

Qu'un impossible amour soumet à son tourment.

Et c'est pourquoi, dans Gnide et dans Lesbos la sainte, Tant de pleurs font bondir les péplos d'hyacinthe, Et tant de voix, la nuit, hurlent plaintivement.

RÊVB ANTIQUE II7

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