LA CAVERNE
Platon, Reipuh., lib. VII.
Ceux qui n'ont pu choisir une terre fertile Pour semer le royal espoir de leurs cerveaux Cachent dans l'antre où dort la Nuit morne et subtile Les signes abhorrés de leurs premiers travaux.
Spélunque ! Tous les fous dont la lyre inutile Ne dira plus l'orgueil prochain des renouveaux Gisent. Parfois l'éclair bleuâtre d'un reptile flclaire brusquement l'horreur de ces caveau^f.
l8 POÈMES ÉLÉGIAQUES
Tous sont là, dos courbés, membres lourds, faces ternes ! Les Enchatnés, dans le silence des cavernes, Prêtent Toreille aux cris de l'univers vivant :
Mais, pâle et triomphant sur la cime sonore, Bai(i|pné par des lueurs et des frissons d'aurore, Un pâtre arcadien chante au soleil levant.
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