CHŒUR DES DRYADES
Suspends tes coups 1 Arrête La hache déjà prête ; Bûcheron discourtois.
Entends nos voix !
Entends nos voix encloses Dans les rouvres moroses, Dans les frênes et les Ifs violets.
Ecoute I cette haleine D'ambre et de marjolaine.
LA FORÊT
Ce gracieux parfum De riris brun,
L'odeur amère et douce
Des ajoncs, de la mousse,
Des grands lis, des rosiers
Et des fraisiers,
• Ces baumes, ces dictâmes,
Pâtre ! ce sont les âmes
Offertes à tes vœux
De nos cheveux 1
Dessous la rude écorce.
Un cœur palpite à force Et, par.Faubier tenus, Deux beaux seins nus.
Que la forêt ne meure l Epargne la demeure Des oiseaux bocagers.
Des cerfs légers.
Arbres, têtes sacrées.
En tout temps révérées.
Le bois mystérieux T'oflfre ses dieux.
Il t^offre Tambroisie Et la troupe choisie Des nymphes aux yeux pers.
Sous les couverts
Où, dans la nuit sereine, Les grillons et les raînes Mêlent à leurs accords Des timbres d'or.
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