PIERRE
Ma main T'aura, ce soir, domptée, ô Dryade ennemie.
NEMOROSA, à part.
Ce soir ? Pour égayer son épouse endormie,
Il lui dirait ma honte et mes douleurs ! non pas !
C'est ici, bûcheron, que se bornent tes pas.
A Pierre,
Adieu donc et sois pardonné !
Sur UD geste qu'elle fait, des Oodiaes en robes perses, les cheveux emmêlés de sagittaires et de calthas en fleurs, tendent à Pierre une coupe de nacre épanouie en forme de lotus .
Je te convie !
Bois en signe de paix, bois ce philtre de vie Où la sève laiteuse unie aux miels nouveaux A mitigé le suc ténébreux des pavots.
Pierre boit distraitement sous les regards de Nemorosaqui suit avec une attention perfide chacun de ses mouvements. Quand la coupe est vide, appuyée au troue d'un platane, peu à peu, Nemorosa se confond avec lui, cependant que les Fées des Eaux forment un cercle autour de Pierre, Tenveloppent de leurs ceintures, de leurs
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écbarpes dont le tourDoiement ondule sur son front, pareil aux Tapeurs bleuâtres qui flottent sur les abîmes, dans les soirs d*été.