VOIX
Il serait plus sage De suivre le chemin où croît l'aulne et l'osier, Vers le hameau. Va, pars ! sans plus te soucier Delà forêt.
i64 POÈMES élAgiaques
J£AKNfi, s'exaltant par degrés J'ai peur! je ne suis qu'une femme, O Forêt! — mais demain, j'en atteste mon âme. Des coups mieux assurés te frapperont au cœur, Homicide forêt dont le rire moqueur Insulte au désespoir des tendresses humaines. Le travail roi dominera sur tes domaines. A la place des bois et des étangs pervers. Les grands blés frémiront dans les champs. Les prés verts Naîtront sur tes débris, afin que soit vengée La mère douloureuse et l'épouse outragée.
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Solve vÎDcla ! face lemur t Amore nunc foveamur .
Per le, virgo, virginemur.
Repose-toi, mon cœur, après la tâche faite, Et, sachant les doaleurs dont tu voulus mourir, Goûte le miel d'après midi que va t'ofifrir Celle de qui les yeux sont ta dernière fête.
Repais-toi de Tor clair où dorment ses cheveux Et de sa voix où chante une lyre suprême ; Voici Tamour et le pardon ! Reçois le chrême Pacifiant de ses angéliques aveux.
Que t'importe l'orgueil saignant par vingt blessures Et hurlant comme un loup tombé sous les épieux, Si tu la vois enfin, Tamante aux bras pieux T'offrant le renouveau de ses tendresses sûres I
l68 POÈMES éLéOlÀQUES
Que t'importe Thiver, sinistre compagnon De la tristesse indéfectible qui te navre I N'est-elle pas la verte Atlantide et le havre Où tu reconnaîtras le pays de Mignon ?
Les passions et les dégoûts mènent leurs courses. Que t'importe, mon cœur, ce banal évohé ! Tu sais qu'elle est pareille aux fonts de Siloë Qui changeaient en douceur l'amertume des sources.
Tu sais qu'elle a gardé l'inaltérable espoir
De ta jeunesse, et sa ferveur, et qu'autour d'elle
S'épanouit l'éclat d'un automne fidèle
Et nage le parfum alangui d'un beau soir.