ORANTE
Tu, perfusa cœli rore, Castitatis salyo flore, NoYum florem, novo more, Protulisti sœculo.
▲DAM DE SAINT-yiCTOR.
Fête-Dieu I rêves blancs pavoises d^églantines !
J'ai choisi, pour Taimer d'une amour enfantine, Sur ricône enfumé peint aux quatre couleurs, Un barbare portrait de sainte byzantine :
Cécile ou Philothée ou Julienne. Leurs
Doux noms, conjoints par la tendresse des menées,
Rayonnent, lis égaux, sur un autel en fleurs.
Afin que soient les âmes tristes pardonnées,
La Sainte, aux yeux plus purs que Tonde et que le soir,
Croise dévotement ses mains prédestinées,
Ses belles mains qui n'ont touché que Tencensoir
Et Tunique froment réservé pour Thostie,
Et les nappes de lin où TAgneau vient s'asseoir.
Limpide, avec Timmarcessible eucharistie
Du pâle front auréolé de cuivre bleu,
Sa chair porte le scel de la gloire impartie.
Ainsi, dans la vapeur des baumes, et le jeu Des orgues, et le chant des vieux antiphonaires, Elle écoute l'appel inefiFable d*un dieu.
Et l'orgue, déroulant sa plainte et ses tonnerres, La caresse de mots énamourés ; le chœur Des hjmnodes lui dit les proses centenaires.
Car son âme ingénue et forte, son doux cœur De neige, comme un vol béni de tourterelles, Ont fui ce monde impur où le Deuil est vainqueur.
Lieu de péché ! lieu de remords I lieu de querelles I
Du plus haut ciel le Fils unique est descendu
(Les Anges accordaient leurs voix hautes et grêles) :
IQS POÈMES ilàaïAQVKS
Et, cueillant ce trésor pour le siècle perdu, Rose mystique, fleur de Thumaine vallée, Le Fiancé, TAmant sans relâche attendu
A couvert d'un baiser sa lèvre inviolée.
VITRAUX IQ($