‹ Poèmes élégiaques (volume 2)Chapitre 8 sur 72 · NOVEMBRE · texte numérisé non relu

NOVEMBRE

La mort dans le grand ciel épand des avalanches Où les divins soleils roulent ensevelis; Les nids déshonorés s'écroulent sur les branches Et la neige frissonne au bord des cieux pâlis.

Les vanneaux fugitifs et les cigognes franches, Dans l'azur embrumé d'un virginal surplis S'éloignent, et leurs cris bercent les plaines blanches Où fleurissait l'orgueil intéméré des lis.

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La terre dort. Elle A porté dans ses entrailles Les germes nourriciers des fécondes Semailles, Elle a fait ruisseler lA pourpre du raisin «

Et maintenant que Thomme insouciant s'abreuve Du meilleur de sa vie, elle, comme une veuve, Endort en un long deuil les fièvres de son sein.

LE JAADIN DES BÊVES 4^

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