‹ Poèmes élégiaquesChapitre 16 sur 48 · STANCES POUR LE NOUVEL AN · texte numérisé non relu

STANCES POUR LE NOUVEL AN

La belle dame de Paris Trottine par le brouillard gpris Du matin, à pas de souris.

Son manchon de loutre ou d'hermine Sur son nez rose, elle chemine D'une façon leste et gamine.

Le trottoir est un lac gelé Où son talon ensorcelé Semble un papillon sur le blé.

Point d'atours ni de fanfreluches ; Mais, pour braver les coqueluches, La gamme des sombres peluches.

POÈUES iLÉGIAQUES

lofio rouge, sur ses 'avoine mal lissés, ns de pourpre foDcés.

mes et les Zerlines,

tîches zînzoliaes,

air croquent des pralin

lière blondeur ferette a l'odeur t'fris-powder.

u de belette lait pourla palette lard ou de Willette.

Gymnase, où renatt,

ir, monsieur Geor^ Ohnet,

Gaulois, OD la connaît.

les graves, par centaines, lurs plus balles mitaines, ■ter ses prétantaines.

éPIGRAUMBS 65

Et, surgissant on ne sait d*où, Ce vieux coureur de guilledou, Le SoleiL, vient baiser son cou.

Or, cette dame qui s'avance Est celle qui, pour redevance, Nous apporte deuil ou chevance.

Au gui Tan neuf! Le houx en fleur»

De Christmas à la Chandeleur, S'épanouit, ensorceleur.

Les Rois des terres levantines Aux Porcherons chantent matines Et subornent les Valentines.

La bûche flambe. Au gui Tan neuf I

Tel un oisillon de son œuf,

L*heure s'échappe. Trois ! six ! neuf !

Douze ! Et la flamme ranimée.

A travers la rose fumée, Exhale une âme parfumée.

PoâuKa ÉLÉGIAQUKS

L'Espérance donne du cor Et, sur l'acier qui vibre encor, Fait tinter son cothurne d'or.

6 la Jeune Année, me soit encor donnée de ma fleur fanée I

r repos et Boolas, rmer en mon cœur las ) des premiers lilas!

épiGRAMMES 67

ÉPIGRAMME

Gomme un cygne qui dort au pied de la montag'ne, Avec ses blés mûris, ses prés de velours vert, Et ses blanches maisons dont le seuil entr*ouvert Laisse filtrer des chants que l'Adour accompag^ne,

La ville des baisers, Bagnère, aux vents du soir Livre sa nudité de nymphe et de baigneuse.

Les paroles d'amour sur sa lèvre rieuse, Pareilles à de blonds ramiers, viennent s'asseoir.

Tempée et le Lignon n'ont pas d'ombres plus fraîches Que ses tilleuls fleuris d'où pleuvent deâ parfums : Ah ! vos rires perdus^ filles aux sourcils bruns. Dont la bouche eut l'odeur enivrante des pêches I

rOÈUES ÉLÉOIIQUES

POPÉE DE TOULOUSE (i)

! du Soleil : je suis Toulouse, )us le flot noir de mes cheveux, ur que l'Univers jalouse i d'espoir et d'éternels aveux.

3 de brique, en l'illustre prairie : temple auguste d'Apollon, illante et de roses fleurie ieu riant sous ses crins blonds-

chère à Pallas et je garde, i sans âme et des rois odieux, allé sur la foule ha^rde, et des antiques Dieux.

ir M"' Vergny-Cboley, an théâtre des Variéléi

ipiGRAMBIES 69

J'ai chanté la Jeunesse et la gloire Féconde Et, quand le Christ vainqueur eut souffleté TAmour, Pour éclairer sa nuit et refleurir le Monde, J'éveillai doucement le luth des troubadours.

La lumière divine et tutélaire embrase Mes remparts, et je vais, loin des cloîtres malsains, Par les sentiers fleuris de treilles, et j'écrase Sur mon sein marmoral la pourpre des raisins.

Les nocturnes amants, sonneurs de sérénades, Sous les tilleuls qu'argenté une chaude clarté. Éparpillent, le soir, devers mes promenades, Un cantique d'orgueil, de force et de gaîté.

Toujours, à mon appel, se dressent les poètes. L'éternelle Beauté qui n'a jamais pâli D'un rameau fraternel a couronné vos têtes, Maîtres harmonieux, Silvestre et Goudouli !

Et vous tous, enrieux d'art et de poésie, Toulousains, cher» enfants grandis à mes genoux^ Je vous salue, ô foule ingénue et choisie :

Athéniens du Languedoc! Salut à vousl

POÈUEB ÂLÉQIAQDKB

ODELETTE HIÉMALE

nei^c a rompu, ce matio, murs de satume et d'étaio s'enfermaient ses calaractes.

: dcfeuille lentement ; roses froides, endormant it sous sa fourrure compacte.

lertaot les buissons g^lés, irchent un toit qui les prolég^e.

ince et deuil, mort et blancheur I ville dort sous la fraîcheur ou pissante de la nei(fc.

11 faut boire et, sur le foyer, Poser, afin de s'égayer, Les sarments d'où jaillit la Qamme, Attiser, loin de tout bruit vain.

Le feu vermeil et, dans le vin, Réchauffer son corps et son Ame.

Saiole-Mane-de-Campaii, décembre i683.

POÂMRS ËLÊOIAQUES

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