NOCTURNES
Le dernier feu s'éteint sur la lande embri Plus de Samme aux carreaux, aux toita p La ootedes crapauds vibre seule et la Nuit Sous sa robe de crêpe, endort ce faible bn Les étoiles ne sont pas encore allumées.
Silencieusement, des brises embaumées Passent sur le sommeil des moissons et de Une lueur surgit au faite blanc des toits Et de taches d'argent sème la terre brune
Voici qu'à l'orient, là-bas, monte la lune.
C'est l'heure où, délaissant les secrètes ramures. Et la grotte aux arceaux de lierre et de houblons, Les Mantes aux buissons Tieanent cueillir des mûres .
C'est le jardin ies son^s mièvres Assoupis au vol des phalènes :
C'est le jardin oà, sur les lèvres, Passe comme un frisson d'haleinea.
Et, quand les harpes du silence
Ont mis d'accord tous leurs murmurt
Immatérielle, s'élance
Une Voix d'or, sous les ramures.
Aveux d'amours inavouées, Lamento des Ljres, paresses Des chevelures dénouées.
Torpeur divine des caresses :
La Voix, la Voix d'or qui s'élève Suscite, ainsi qu'un zodiaque, Sur le décor fané du rêve L'image paradisiaque.
Dans le bleu des tonnelles rases.
Pelouses qu'ennoblit l'acanthe, Et sur vos fraîches chrysoprases Qlisse l'intangible bacchante.
Charmeresse aux pâleurs La loDe en fleur de messi Sous les rames entéoébré Voltige comme uq; oiseau
Lis, tubéreuses, marjolei S'enveloppent de parfum; Et nocturnes où les phalè Trempent leurs ailes de v
Et, du haut des viornes g Des aulnes au feuillage r Sur l'étang festonné de [ On entend huer les hîboi
La cloche pleure Sea pleurs d'argent Et pleure l'heure.
Au ciel chan^aot.
Un rêve, un leurre D'amour nage en L'ombre qu'enfleuren Des lis d'argent.
La lune bleuit sur les i Semant de clartés les Fauves pr D'étoiles. Les bceufs dormeDtd Des pleurs sur vous, balsamine
Le silence monte avec les moite Odorantes des herbes, pàmoiso De corolles sous tes feux prote< du rou^ été blanche lunaist
Comme un fréle cristal où La pourpre sanplaote du i Comme un timbre d'or pui Fait gémir, sous son pied c
Pour nous guérir de la mal Pour amender l'Acre levain Du désir, qui toujours noi De son prestige infâme et
NOCTUAMS