STANCES POUR AHMAND SIL
Les éphèbes au front courocné de verveine Marchaient à pas é^aux sous les platanes b L'huile des jeux sacrés ruisselait da leurs 1 Et leurs yeux rayonnaient de la {gloire d'At
Un rêve harmonieux de force et de beauté Prolongeait autour d'eux l'enivrement des Et le divin Platon, parmi les lauriers-roses Leur parlait de nàgeaw et d'immortalité.
Deux k doux enlao^, à l'cmbre des portiqi Sous l'azur clair, avec des mots mélodieux Us cdlébraieat la forma et l'essence des Die Et le miel s'épanchait des abeilles attiques.
Chantons comme, autrefois, à l'ombre des portiques Les beaux Athéniens aux cheveux ceints de fleurs : Et retrouvons encore, au milieu des douleurs, Les sons ^aves et purs des cithares antiques.
JCHER D'HÉRAKLÈS
rdu les sapins séculaires cher dig^ne de ses travaux, us, le dompteur de chevaux la plein de lourdes colères.
rdait ses héroïques chairs, lient son âme abandonnée aour de la fille d'Œnée, aux yeux méchants et clairs.
épaisse arrivait la fumée, e ensanglantait les deux :
«laient dans l'air silencieux, , de la nuit enSammée.
BÈVS AMI QUE
Une clameur lu^bre où l'homme vénéré, A Iravers les frissons du soir mélancolique.
Écoutait des loups noii-s la horde famélique Emplir de hurlements l'Œta désespéré.
L'immonde erabrassement de plus ni*s les attache Groupe horriblel où, debout et m Le grand Laocoon expire, furieux, Avec les beuglements d'un taureai
melle, et que la noire Isis ums du temple d'Eleusis
L'encens, le styrax et la manne interdit au profane.
bats aimes le bruit sacré, ! te célébrerai.
ns tes gloires énormes,
lie noms, et sous toutes tes formes :
Soit que, le tbyrse en main et des pe Les Ménades, autour de toi, dansent
Soit que ton bras vainqueur arrête h En rut, 6 furibond qui te plais aux •
Soit que tu prêtes au doux via respi L'éclat mystérieux des roses et du s
(Au vin sonone qui frémit diins le c Piein d'orgueil et dfi joie ainsi qu« U
Et que la vieille Terre apprenne à s{ Le vénérable nom du bienfaisant Ba
Salut, ô )M«nheHraiK jeune homme!
Accueille iws présents d'un regard 1
O toi dont les cheveux comme de cli Fulgurent, induis-novs en de sages
Et protège le toit de ceux qui, sur I S'en vont initiant la foule i ton mjs
RËTB ANTfQUE 10^
Car rUaivers flétri par la haine et les fièvres Et qui souffre, oublieux de l'Olympe vermeil, Depuis dix-huit cents aus, vers toi seul tend ses lèvres, Comme vers un ruisseau consolant, d Sommeil!
Pour moi, chanteur épris des extases sans trév Qui m'enivre des bois, du grand ciel et des et Fais fleurir sur mon front l'irréprochable rêve. Fais chanter en mon cœur d'invisibles oiseaux
Effeuille autour de moi les plantes funéraires Aux jardins de la Nuit éclose sous tes pas.
Les pavots endormeurs, les noires cinéraires, -D'où tombe comme un vin la douceur du trép
Afin que, dans l'azur où les heures d'ébène Des astres fugitifs rallument le flambeau, Mon âme, dépouillant toute douleur humaine.
Monte se rajeunir aus sources du vrai Beau.
Et je t'adorerai suivant le rit antique, Jusqu'à l'heure indécise où, du ciel emperlé, L'alouette dira son matinal cantique Au soleil radieux du jour renouvelé.