HYMNE ANTIQUE
)é6ss6 immortelle, aux beaux rires, lUx chansons lug^ubres des ramiers, lortels par toi vibrent comme des lyre nps gonfle de sive les pommiers.
ratrice auguste de la vie, à ton jouy les monstres furieux, sr la lÈvre à la lèvre ravie, lupté des hommes et des dieux I
que, le soir, ^'ombrc des allées, isse et de lanj^cur appesantis, , sous les ramui'es emperlées, ymne vermeil de leurs oarjstis :
hêve antique 109
C'est pour toi qu'effeuillant la pourpre renaissante, La rose dit au vent son désir embaumé Et que la vierge apporte, heureuse et rougissante, Sa couronne et son cœur aux bras du bîen«aimé.
Et c'est toi qui, rhythmant les divines étoiles, Fais tressaillir d'amour le cœur de l'Univers, Afin que l'harmonie en qui tu te dévoiles Apprenne aux hommes purs à composer des vers.
Je t'implore, Déesse immense et vénérable.
Soit que, glorifiant les soleils rajeunis, Sous les myrthes en fleurs et les bosquets d'érable Tu couvres de baisers les songes d'Adonis ;
Soit que le dur Ares t'enchaîne à sa victoire, Ou que, domptant les flots, ô Mère des Amours, La très-sainte Lesbos murmure ton histoire :
Mon encens à tes pieds s'exhalera toujours»
Garde-moi de l'ennui, de la vieillesse immonde Et, poète vêtu d'orgueilleuse splendeur, O Reine qui formas et gouvernes le Monde, Avant tout, garde- moi de l'infâme laideur I
a force et ma jeunesse, it un puissant écho, ime en plein soleil renaisse, nme Ovide ou Sappho.