‹ Poèmes élégiaquesChapitre 41 sur 48 · MISS LILIAN · texte numérisé non relu

MISS LILIAN

;e8 ascétiques, l'Holbeio oud'Orcagna, l'âme regagna ciel d'or des triptyques ?

t emplit de sa fraîcheur,

hautes cathédrales, jlant ses spirales

d'ombre et de blancheur i

m d'ambre et de marjolaine, que fait resplendir l'or, It ou Blancheflor, ^^ la Tjndaride HélèJtK

Telle vous rayonnez en nos âge Lilian, vierge au nom séraphîqi Et vous êtes pareille aux grand Le rayon entrevu des lointains

Lis secouant l'or fin des lourdes Lis fleuris dans la main de l'an, Lis embaumant les prés où les Vontpaitre leurs troupeaux plu!

Les orgueilleuses fleurs parent Et vers vous, doucement, de lei Par de subtiles et lentes métami Monte un peu de leur charme e

Et, comme un vol doré de lasci' Qui meurt parmi les lis d'un pa Succombent tristement les désir Sous le rire acéré de vos lèvres

POÈUES ÉI.ÉU1AQUE3

«CLUSUS

n obsequenlea ofFeruQt

idor B«d horum vincitur .dore csBti pectoris.

FTiniM in fett. Paritatit.

une aube irrorée, î de vermeil, nde dorée, n manteau de soleil.

utour d'uDsaDctuaire, un charme amer ime un élcctuaire, yeux d'outremer.

«s mystiques, ifables lits, ise des Cantiques, urnes affaiblis.

Aux diviaes amours votre &me résc Des terrestres baisers ignore la doi Dans les sources du Ciel votre cha:

£t les lis radieux vous proclament

Loin des transports menteurs dontl Vous surgissez au fond des cieux t Parmi les ostensoirs incrustés d'ém Et les cierges pascals tachés de gra

Sous te brocart rigide et lourd de f Vos bras pour la prière entrouvert Dans le cadre léjjer des ogives fleui Se tendent en un geste indécis et c

£t, calme, en attendant le dieu pro Morte pour le désir avaut d'avoir s Sur les vitraux dorés vous lisez vol Et votre cœur s'endort comme un

NNET LITURGIQUE

ouré des vicrg^es byzanlines, la chasuble de drap d'or airs saphirs des Labrador,

oer vos grâces Enfantines,

trépieds de Cumes ou d'Endorl (it fleuri les roses de matines!

s ivresses libertines, ciel calme où le désir s'endort.

Des lis ! des lis! des lis! Ohl pâleui's lobumaines I Lin des étoles I chœur des froids ca Inviolable hostie offerte à nos espoi

Mon amour devant toi se prosterne Et s'exhale, avec la vapeur des ence Dans un parfum de nard, de cinnai

POÉHES iLÉGIAQUBS

S de la saÎDle qu'il prie, I cœur attristé lendil ta beauté irgé d'orfèvrerie.

irs de mon été, d'idolâtrie, marie virginité.

Ainsi ton froot nimbé de flammes et Ainsi tes yeux stellés d'escarboucles " Resplendissent, pareils aux gemm(

L'orgue éploré dans la chapelle vib Et, pieusement, vers tes paupières Montent le pur amour et les bonni

ÉPIGRAMME

it apporte aux pïeds de la Madone oisson des lis et des rosiers, ;rs l'autel ses bras extasiés, g^ard qui console et pardoone;

tes pas le désir tout-puissant toujours mon âme est fiancée, guirlande à ton front blanc pressée, raisons vermeilles de mon sang.

a l'oi^ueil suprême et l'e n^eur perdu sous l'ablmi , j'ai tendu les bras vers ' vers toi du fond de ma s

J'ai baisé sur tes pas ton charme ensoFce" Et dans ses chaînes d'or j'ai scellé toute Afin que, triomphante et superbe, ma yl Refleurisse à jamais sur tes lèvres en fleu

Tu, perfusa cceli rore,

CastilatÏB sa.Ua flore,

Novom florcm, nova n

Protulisli Bzcalo,

ves blancs pavoises d'églantines I

ur l'aimer d'une amour enfantine, [fumé peint aux quatre couleurs, ortrait de sainte byzantine :

lothée ou Julienne. Leurs

M^njoints par la tendresse des menées,

a é^aux, sur un autel en fleurs.

)t les flmes tristes pardonnées,

X yeux plus purs que l'oade et que le soir,

ment ses mains prédestinées.

Ses belles mains qui n'ont touché que l'enc Et l'unique froment réservé pour l'hostie, Et les nappes de lin où l'Agneau vient s'asseoir.

Limpide, avec l'immarcessible eucharistie

Du pâle front auréolé de cuivre bleu,

Sa chair porte le scel de la gloire impartie.

Ainsi, dans la vapeur des baumes, et le jeu Des orgues, et le chant des vieux antiphonaîi Elle écoute l'appel ineffable d'un dieu.

Et l'orgue, déroutant sa plainte et ses tonner

La caresse de mots énamourés; le chœur Des hjmnodes lui dit les proses centenaires.

Car son âme ingénue et forte, son doux cœu De neige, comme un vol béni de tourterelles Ont fui ce monde impur où le Deuil est vain

Lieu de péché I lieu de remords 1 lieu de quei Du plus haut ciel le Fils unique est descend (hes Anges accordaient leurs voix hautes et

iga FOÉHïS iLÂGTACUES

Et, cueillant ce trésor pour le sifecle perdu, ~ . « 1 l'humaine vallée,

rel&che attendu

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