‹ Poèmes élégiaquesChapitre 42 sur 48 · LE BLASON DE FLORE · texte numérisé non relu

LE BLASON DE FLORE

To Mary in keaotn.

Die quibus ia te Domina ttfom Nascanlur flores.

C'est un jardin orné pour les métamorphoses Où Beaserade apprend ses rondeaux aux Foll Où Puck avec Trilby, près des lacs violets, Débitent des fadeurs, en d'adorables poses.

La lune qui descend le lon^ des promenoirs Sur les blancs escaliers traîne ses mules blanc Et ses rayons légers palpitent dans les brancb Gomme des sequins d'or parmi des cheveux n

Les Nymphes de Segrais aux Elfes de Shakspi Chantent des madrigaux scandés par les bauti Ariel j poursuit Rosine, à travers bois.

Et pour le beau Damis Titania soupire.

! nuit d'été faite d'enchant«ments, jardia très calme et peuplé de fontaines ssent de lueurs folâtres et hautaines des yeux unis aux feux des diamants.

Walteau. — Les fastueuses plates- bandes,

es boulingrins, s'enlacent, décrivant

I à souhaits d'un parterre savant

i& Fleurs é^yé d'illustres sarabandes.

es nobles Pleurs d'un Versailles fleuri.

Luraient prouver des quartiers de duchesse, l'éclat du ran^ comme pour la richesse, à leurs blasons pourrait donner abri.

it délecté de ce rêve héraldique : dans leur port, calices et parfums, acre vu des Olympes défunts ndesse unie au charme fatidique.

ips d'azur le Lis très-chrétien émergeant reux chevalier vêtu de courtoisie ; «sse d'amour que ses vœux ont choisie manteau d'hermine aux agrafes d'argent.

Dans sa robe de cour aux teintes précieuses, Comme aux jours de Fonlang^e et de la Maîntenon, La Tulipe ducale emplit de son renom Les pourpris qu'attrista le deuil des Scabieuses.

Les Roses, sous la pourpre auguste, dans les nu Ont l'amer nonchaloir des reines trop aimées, Et la lune qui boit leurs larmes embaumées D'un baiser de blancheur caresse leurs ennuis.

Gloire du souvenir extatique. Pensées Funéraires, le deuil trâne dans vos plis lourds Et dans l'emphase épiscopale des velours Que blasonne l'émail de vos croix florencéesl

Quintefeuille ! mystique emblème voulu par Les trouvères aux cantilënes suppliantes.

Votre candeur a fait p&lir ces Hélianthes Que dore un Astre-Roi a nec ptaribua impar »

Puis, d'autres floraisons qu'Amour seul fit éclor Et dont les jeux charnels ignorent la beauté S'ouvrent au paradis merveilleux qu'ont chanté Le divin Sannazar et Joachïm de Flore.

POÈMES ÉLiGtAQUES

'■ svclle g;riinpe aux marges des vitraux, ns Empereurs g'emmés de pierreries, ag;enouillés dans l'herbe des prairies, ios cambraut leurs torses de héros.

chastement rigides — sont pareilles s dont le cloftre a ravi la splendeur :

maladif leur prêta son odeur, me soleil qui dause sur les treilles.

ir le heaume et porter les émaux, lé^^ion les Herbes monstrueuses, l'eavi des formes tortueuses,

^iou de sombres animaux.

e poisons mystérieux ridées, ilement des Dragons noirs et bleus, lampassés de gueules, fabuleux, mt les farouches Orchidées.

iSant la forme et les couleurs d'orgueil les tiges parfumées, lU milieu d'ondojantes Fumées, rcdeWatteau, le Walpurgis des Fleurs,

Elles passent, jetant des senteurs musicales.

Des effluves charmeurs qu'on prendrait pour des s

Et mariant, parmi l'ampleur des écussons,

A l'azur des Blcuetâ l'or des Hémérocalles.

Et toutes, au milieu de leur faste exalté, Buvant l'amour éclos au temps du Primevère, Comme un cortège autour d'un Prince qu'on i Mènent pompeusement les fêtes de l'Été,

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