‹ Poèmes élégiaquesChapitre 44 sur 48 · AQUARELLE JAPONAISE · texte numérisé non relu

AQUARELLE JAPONAISE

A Léopold de Panât.

ïag&le et d'or avec paresse glissent lune courbe au front des saules gris, ue la verveine et le musc assouplissent "ratcheur les frais pétales des iris.

;heveux où tremble un papillon de laque mis son charme et son obscurité ; auprès de ses doigts est opaque iffle est plus doux que la vapeur du tbé.

les en fleurs, les lis nues d'aurore un ton moins vif que ses ongles polis.

e de soie a des frissons sonores amoureux s'embaume dans ses plis.

Parfois, lasse et fuyant les nattes endormeuses, ËJous les pêchers d'avril elle s'assied, p A l'horizon baig'né de visions brumeus Un flamant s'envoler, rose avec le bec

Ou bien elle se mêle aux blanches pas!

Qui, lorsque le couchant dore le ciel b S'en vont allë^^ment, dans les barqut Sur les bords du Jo-Yeb, cueillir le néi

LES FLEURS D'OPHELIE A SUpliam Matlarmé.

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And from hcr fair and unpolluted Onib, Mfly violets sprhgl...

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De Dovembreépanchant la rancœur des adieux.

Et, dans les joncs tressésj les fauves chrysanthèmes;

Les lotus réservés pour la table des dieux ;

Les lis hautains, parmi les touffes d'amarantes,

Dressant avec orgueil leurs ihyrses radieux ;

Les roses de NoËl aux prieurs transparentes, Et puis toutes les Heurs éprises des tombeaux : Violettes des morts, foug'ères odorantes,

Asphodèles, soleils héraldiques et beaux, Mandrag'ores criant d'une voix surhumaine Au pied des gibets noirs que hantent les corb"-'

Fleurs sur fleur I Effeuillez des fleurs ! Que l'o Des encensoirs fleuris sur le tertre où, là-bas Dort Ofhélie avec Rowena de Tremaine.

Amour! Amour! et sur leurs fronts que tu a Fais ruisseler la pourpre extatique des roses, Pareille au sang joyeux versé dans les comba

Jadis elles chantaient, vierg^es aux blondeurs Les Amantes des jours qui ne renaîtront plus Sous leurs habits tissus d'ors fins et d'argyroi

lointaine douceur des printemps révolus 1 Epanouissement auroral des Idées !

Porte du ciel offerte aux lèvres des élus I

Les vierges, à présent, mortes ou possédées, SoQt loin I bien loin ! L'espoir est tombé de i Telles d'un arbre mort les branches émondéea

Et l'Ombre, elles Ilegrets,et l'Oubli sont vai

A travers les iris et les joncs, Ophélie AbandoDne son Ame aux murmures berceurs Du fleuve seul témoin de sa mélancolie.

Et voici qu'au fond des verd&tres épaisseurs Tintent confusément des harpes cristallines Attirantes avec leurs rjrthmes obsesseurs.

L'or diffus du soleil empourpre les collines Par delà le château d'ËIseneur et les tours Qu'assombrissent déjà les ténèbres félines.

La Nuit féline dans sa robe de velours

Berce les eaux, les vais profonds et les ciels mornes,

Et des saules noueux estompe tes contours.

Et les nua^s roux du ponant sont des mornes Où grimpent, lance au poings, d'atroces cavaliers Ëperoanant le vol furieux des licornes.

'^ ' Oame qui rêve aux serments oubliés

>nne un virelai très ancien. La démence t sur son front le§ deuils multipliés.

Fleurs sur fleur ! Des sanglots éteig"- Tandis que, les cheveux couronnés Elle s'incline vers les joncs du fleu%

Les Nixes, près du bord, lui moDtn Et, calme, au iil de l'onde, en les g\ Elle descend avec des bleuets dans

Les flenrs palustres snr ses paupièr Poseront le dictame adoré du somn Dans des jardins de nacre au sol de

Sous les porches d'azur où jamais li Ne dore des galets la candeur ivoiri Sous les n^phéas blancs teintés de

Ophélie a fermé ses jeux d'aigue-m;

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