‹ PoèmesChapitre 35 sur 53 · HEURE D'AUTOMNE · texte numérisé non relu

HEURE D'AUTOMNE

C'est bien mon deuil, le tien, ô l'automne dernière ! Râles que roule, au vent du nord, la sapinière, Feuillaison d'or à terre et feuillaison de sang. Sur des mousses d'orée ou des mares d'étang, Pleurs des arbres, mes pleurs, mes pauvres pleurs de sang.

C'est bien mon deuil, le tien, ô l'automne dernière ! Secousses de colère et rages de crinière, finissons battus, mordus, hachés, buissons crevés, Au double bord des longs chemins, sur les pavés, Rras des buissons, mes bras, nies pauvres bras levés.

fl2 POEMES

C'est bien mon deuil, le tien, ô l'automne dernière ?

Quelque chose, là-bas, broyé dans une ornière,

Qui grince immensément ses désespoirs ardus

Et qui se plaint, ainsi que des arbres tordus.

Cris des lointains, mes cris, mes pauvres cris perdus.

LES DEBACLES

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