‹ Poèmes en proseChapitre 11 sur 45 · LE FAMILIAL · texte numérisé non relu

LE FAMILIAL

Le vieil Hop Jones, le fondateur de la fameuse maison de commerce « Au diamant noir », celui que Ion appelait familièrement « oncle Jones », était mort depuis longtemps. Sa vieille demeure du quai ne laurait pas reconnu ; elle l'avait vu venir, autrefois, de ses vitres attendries, par les aprèsmidi toujours analogues et les années successives, petit, gros, la perruque de travers, en son habit qu'usait aux coudes le frottement du haut bureau, et frappant à coups légers les dalles du quai de sa canne. Mais un jour, sans prétexte apparent, il y avait eu au-devant de la grande porte entre-baillée, une cohue de vêtements noirs et de tubes en deuil ; des parents et des amis, aux figures de circonstance, avaient secoué énergiquement les mains de parents plus proches, représentants autorisés de la commune douleur. Des yeux s'étaient élevés vers les plafonds, et des lèvres s'étaient abaissées en arc

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