LE GÉNIE DES FORÊTS
A la fin, bondissant de douleur et de rage, L'esprit de la noire forêt Jette dans Pair un cri rauque et sauvage, Ecume, grince et disparaît.
Depuis nul n'a foulé le morne solitaire, Alors que les vents de la nuit
Aux horreurs qui couvrent la terre Ont mêlé leur funèbre bruit.
Car une forme surhumaine, Hâve, dégoûtante de sang Accourt du milieu de la plaine Y dresser son front menaçant.
24 POÈMES EPAKS
La fête du peuple
Femmes de mon pays,
Blondes et brunes filles,
Aux flottantes mantilles,
Hommes aux fronts amis
Venez, la fête est belle,
Splendide, solennelle, C'est la fête du peuple et nous sommes ses fils
Quand il veut d'une fête,
Le peuple ceint sa tête,
Ses épaules, ses reins;
L'érable est sa couronne;
L'écharpe qu'il se donne,
Quoique noble, rayonne Moins que sa gaîté franche et ses regards sereins, C'est la fête du peuple; accourez-y, nos maîtres, Vous qui pour son suffrage avez tendu la main. C'est la fête du peuple; allez que vos fenêtres De leurs riches pavois ombragent son chemin!
Cette bannière qui déploie
Nos couleurs sur l'or et la soie