‹ Poëmes et chants élégiaquesChapitre 11 sur 40 · LA FIANCÉE · texte numérisé non relu

LA FIANCÉE

Mais àe la mienne alors sa main s'est sëparëe. Regarde, a-t-elle dit, en dévorant ses pleurs,

je suis pâle comme les fleurs

Dont ma tête serait parée.

le le vois maintenant; ses traits sont bien flétris... Et moi je l'ignorais encore :

Et, toujours plus souffrante, Isaure

Semblait toujours plus belle à mes yeux attendris. .

Mais l'avenir déjà se charge de ténèbres , L'hymen qui nous attend veut des pompes de deuil ; Notre hymen redoutable aura des chants funèbres Et les grands voiles du cercueil.

Le prêtre portera l'étole blanche et noire Lorsque les saints flambeaux pour nous s'allumeront ; Et, de leurs longs cheveux voilant leurs fronts d'ivoire , Les jeunes filles pleureront.

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