LA FIANCÉE
Mais àe la mienne alors sa main s'est sëparëe. Regarde, a-t-elle dit, en dévorant ses pleurs,
je suis pâle comme les fleurs
Dont ma tête serait parée.
le le vois maintenant; ses traits sont bien flétris... Et moi je l'ignorais encore :
Et, toujours plus souffrante, Isaure
Semblait toujours plus belle à mes yeux attendris. .
Mais l'avenir déjà se charge de ténèbres , L'hymen qui nous attend veut des pompes de deuil ; Notre hymen redoutable aura des chants funèbres Et les grands voiles du cercueil.
Le prêtre portera l'étole blanche et noire Lorsque les saints flambeaux pour nous s'allumeront ; Et, de leurs longs cheveux voilant leurs fronts d'ivoire , Les jeunes filles pleureront.