CHANT III
jCa Jhncée,
LâB, del m'a retiré ma dernière espérance; Tous mes veux l'imploraient ; Isaure allait mourir. Ceux dont la docte yoix tempère la souffrance Sont venus pour la secourir.
Le ciel est inflexible , et Fart est infidèle ; Dieu reprend le seul bien qu'il daigna m'accorder; Cen est fait maintenant, et quand je suis près d'elle J'ose à peine la regarder.
^a LA FIANCÉE.
Comme un soleil d!été sèche les jeunes plantes , Pour flëtrir sa jeunesse il a suffi d'un jour; Et je n'aurai presse d'aucun baiser d'amour Ses lèvres pâles et tremblantes.
Oh ! si je retenais un moment sur mon cœur
Ce corps tant affaibli par Yrots mois de langueur.
Mon ame tout entière irait chercher son ame,
Et ses jours presque éteints revivraient de ma flamme.
J'ai fait apporter sous ses yeux Cette riche corbeille où l'épouse nouvelle
Cherche, pourse montrer plus belle , Tout ce que l'art de plaire a de plus gracieux.
Ces fleurs, ces nCBuds brillants , ceS pierres enflamméos^ Ces pompes de l'hymen, dans la nacre enfeniM$es, L'ont , à leur doux éclat, fait sourire un insUnt 5 Et j'ai dit aussitôt : Viens, l'autel nous attend;