VI PRÉFACE
autre lien, c'est que tous considèrent celte poésie dans ses rapports avec celles d aulres peuples et d'aulres temps, et qu'ils sont donc essentiellement des essais de littérature comparée. Dans le premier j'ai esquissé, d'une façon assurément bien incomplète, un parallèle entre l'épopée française et l'épopée allemande; dans le second j'ai cherché à mettre en lumière l'origine germanique du roi de féerie Auberon; j'ai signalé dans le troisième la provenance sans doute orientale de la délicieuse « chantefable » d' A ^^m.wm e/iV?co/e//e, si française de forme et d'esprit; dans le quatrième je me suis eflbrcé de démêler l'écheveau multiple des fils qui rattachent, à travers l'Angleterre, laFranceet l'Allemagne, l'épopée celtique de l'amour au Tr'islan et /solde de Richard Wagner; dansle cinquième j'ai suivi plus loin encore, jusqu'à son antique source indienne, une des légendes les plus chères au moyen âge chrétien, et constaté l'identité de « saint Josaphat» avec Bouddha; dans les deux derniers j'ai indiqué les racines françaises que l'on découvre à la chanson de geste, [)0urtant si profondément castillane, des Infants de Lara, et j'ai fait voir comment à son tour un fragment de celle épopée avait pris sous la main de Victor Hugo l'empreinte du romantisme français. Et de même qu'elles rapprochent de notre poésie médiévale la poésie des peuples les plus divers, ces études doivent souvent le