‹ Poëmes et légendesChapitre 60 sur 83 · SALOMON · texte numérisé non relu

SALOMON

Les cymbales, les trombones et les clairons sont muets. Près de la couche de Salomon veillent les anges, cette garde céleste, portant des armures d'or et le glaive au côté, — six mille à gauche et six mille à droite.

Ils protègent le roi contre les terreurs des songes nocturnes ; et quand d'un air sombre il fronce ses sourcils, aussitôt les flammes d'acier des glaives sortent étincelantes de leur fourreau — six mille à gauche et six mille à droite.

Mais soudain retombent dans le fourreau les glaives des anges : car les effrois du rêve se sont évanouis, la sérénité se répand de nouveau sur les traits du roi en* dormi, et ses lèvres murmurent :

(( 0 belle Sulamith! l'empire est à moi, les pays me sont soumis, je suis roi de Juda et d'Israël, — mais si tu ne m'aimes pas Je dépéris et je meurs. »

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