‹ Poèmes et sylves, 1886-1896Chapitre 27 sur 57 · I08 POÈMES ET SYLVES · texte numérisé non relu

I08 POÈMES ET SYLVES

Merci crié au veat, trop durable rigueur, Peu prisée amitié, cœur eu vaine langueur

Et dure embûche ; Mon cœur plus vainement langoureux que l'oiseau Après le haut bocage, alors qu'en un réseau

Son vol trébuche.

Ses yeux si clairs, ses fosseleux souris, Son vaillant corps, son venir, son aller, Et les doux mots dont ell' sut me parler, Et le beau teint, de son âge le prix,

Son teint si beau, comme rose en pourpris, Et qui la fais à Cyprine sembler :

Dons sans guerdon ! vous me deviez emble;* Valeur et l'heur en vos lacs entrepris.

D'amour où n'est ni cautèle ni vice J'avais juré de vous faire service, 0 Dame, hélas! las! félon à moi-même.

L'eau, à la fin, la pierre drue perce, Mais non de vous la cruauté extrême Mes tristes pleurs, car trop m'êtes adverse.

Printemps et Mai

Ont parfumé

Et val et plaine;

Zéphyr haleine.

De-ci de-là ballent, farauds, Pastourelles et pastoureaux.

Où trouver, las!

Trêve et soûlas

A ma g-rand'peine?

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