‹ Poèmes et sylves, 1886-1896Chapitre 42 sur 57 · AMOUR DEPUIS CES SO/RS · texte numérisé non relu

AMOUR DEPUIS CES SO/RS

Amour, depuis ces soirs que parfume l'été,

Tire l'arc contre moi d'une grand' cruauté.

Les plus sages conseils, Clarisse, sont déçus.

A peine de mes yeux tes yeux sont aperçus.

Je brûle comme fait la torche secouée.

Sentant bon les onguents, et la taille nouée

De pourpre, et d'or le cou, viens... Mais non, tu serais

Sans ceston ni collier encore plus parfaite !

Arrange tes cheveux sur le haut de ta tête...

Le seul fard de l'amour embellira tes traits.

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