‹ Poèmes et sylves, 1886-1896 [microform]Chapitre 35 sur 55 · TÉTHYS QUI M* AS VU NAITRE · texte numérisé non relu

TÉTHYS QUI M* AS VU NAITRE

Téthys qui m'as vu naître, ô Méditerranée !

Quinze fois le Taureau nous ramena Tannée, Depuis qne, par ton zèle exilé de ton sein, Ton aimable couleur à mes yeux fut ravie.

Certes, mon âme est forte et brave est mon dessein, Et rapide est mon soc dans la trace suivie :

Et jà ma bouche a su entonner l'Aquilon Avecque l'Euménis, dans l'airain d'Apollon,

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Car, enfant, j'ai mâché, d'une fureur avide, Le rameau Pénéan, de tes embruns humide.

Mais du fils d'Oïlée ou d'Hector la valeur Un instant elle fault : et parfois mon courage (Toujours la pique au poing* !) médite la douceur Que je m'accoude un soir pleurant sur ton rivage, Tandis que, sur tes flots où Diane a versé La stérile lueur de son flambeau glacé, Le cri de l'alcyon ne cesse de s'accroître. . .

ÉNONE AU CLAIR VISAGE ET STLVES ^5

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