DE RENDRE MAURICE DU PLESSYS A LA SANTÉ
Illustre pied-de-bouc, Pan de vert couronné, Fais que mon du Plessys me revienne gaillard, Car sur tous il sait bien chai u mer avec art Et son bruissant lue sur tous est bien sonné. U peau de ton rival, Pan, tu auras pour prix, Si tu me rends bientôt cette bouche à fredon, Qui fait taire d'un coup, dans mon bois de Meudon, Du satyre outrageux le rebec mal appris.
ENONE AU CLAIR VISAGE ET STLVES 171
jEMIUUS, L'ARBRE LAISSE
iEmilius, l'arbre laisse la verte Couleur, et le lustre s'efface Des roses, dessus leurs faces ; Et pour les rossignols, dans leurs hautes demeures,
Amour ne file plus les heures ; Et de son vol, pour rien, bat 1» gel des fontaines L'oiseau, qui Jupiter muant en forme vaine, D'Ilion douloureuse engendra le brandon —
Quand vient sur la forêt l'extrême Automne.
!• 17a POÈMES ET STLVES
Hélas ! déjà l'Été décline sur ma tête,
Et cette Automne qui s'apprête Viendra bientôt sur moi, comme sur la forêt.
Ains, de mes jeunes ans, ami, je n'ai regret ; L'étoile de Gjpris dans mon cœur ne se couche, Et d'un doux regarder si je dis les réseaux, C'est un Zéphire enfant qui toujours par ma bouche Fait chanter mes roseaux.
ÉNONE AU CLAIR VISAGE ET STLVES 178