ÉPITAPHE DE PAUL VERLAINE
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Théognis.
Et qu'importe à mes vers ta vie et ses alarmes ! Qu'importe le trépas ! Apollon est guerrier : Je ne répandrai pas de misérables larmes, Poète, sur ta tonnbe où fleurit le laurier.
La forêt tour à tour se pare et se dépouille ; Après le beau printemps, on voit l'hiver venir ; Et de la Parque aussi la fatale quenouille Allonge un fil mêlé de peine et de plaisir.
226 POÈMES ET SYLVKS
Comme une eau qui, tombant d'une montagne haute, De rocher en rocher se brise à l'infini, Ainsi le cœur humain est brisé, quand la faute L'a roulé sur lui-même et l'a de Dieu banni.
Mais le chantre divin tombe et se précipite Jusques au plus bas lieu pour gagner les sommets : Aux noces de Cadrans les Grâces l'ont prescrite, La règle que son cœur ne transgressa jamais.