‹ Poèmes ironiquesChapitre 10 sur 79 · SUR LE PARQUET · texte numérisé non relu

SUR LE PARQUET

Ce n'est plus dans Talcôve! et le lit est trop mou. . . Il nous faut le parquet maintenant : c'est la couche Où la chair jouit mieux de la chair qui la touche. Là, le plaisir meurtri prend un sauvage goût.

Ce n'est plus le haiser d'amour, c'est le cri fou,

La bouche qui veut mordre et qui mord l'autre hou he,

Et des rugissements de lionne farouche,

Et des sursauts de nerfs à mourir sur le coup.

Oh 1 va je t'aime ainsi, pâle luxurieuse, J'aime te voir bondir féroce et sérieuse, Quand tu livres tes flancs à la rage du soir.

Si nous sommes blessés, qu'importent les blessures? En souvenir joyeux plein de joyeux espoir, J'emporte sur ma lèvre et garde tes morsures.

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