A MIA
Le seul culte qui soit resté vivant en moi, Fait d'éblouissement, d'iiystérie et d'eiïroi, Mais aussi de bonheurs étincelants d'emphase C'est le vôtre — le tien — ô sublime Beauté ! Qui brilles en mon ciel comme un soleil d'été, Blonde et brune à la fois, et dont lo nudité Plongerait le plus sombre eunuque dans Textase!
Pauvre prêtre d'un culte aujourd'hui délaisse, Las î je n'ai que ma foi, mon frêle cœur blessé, Ma vie — un rien — ce que peut offrir un poète ; M'enivrer longuement de tes yeux bleus et verts, Chanter, crier ta gloire à ce sourd univers,
En jetant aux échos parisiens mes vers
Et te donner des fleurs — tous les jours — pour ta fête.