‹ Poèmes ironiquesChapitre 17 sur 79 · A LA PETITE DUCHESSE · texte numérisé non relu

A LA PETITE DUCHESSE

Je n'ai jamais connu rien d'empoignant comme ellt Empoignant et poignant : tragédie, où se mêle Le vaudeville avec un chic éblouissant — Sur un fond de ténèbre, une fleur de bon sang. Elle a, loin des guetteurs, les sanglots solitair.- Des grands ambitieux à sombres caractères ; Et, devant tous, l'ardeur et le rire inouï : Car le spleen concentré mousse comme l'Ay.

Un boursier ne sait rien déchiff'rer en cette ânic

Et le notaire en dit : Quelle bizarre femme I

Bast ! tu ne comprends pas mince tabellion,

Cette sphinge-chimère à croupe de lion,

Ce mobile hippogriffe où le désir chevauche,

Qui monte vers tous les soleils et les débauche,

Pégase féminin escaladant l'Espoir

Sur deux ailes de feu : l'Orgueil et le Youloir.

Toi que Paris, le grand corrupteur, fit la sienne,

Tui, ma provinciale, et leur parisienne !...

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