‹ Poèmes ironiquesChapitre 2 sur 79 · IDÉAL · texte numérisé non relu

IDÉAL

Je sui? lassé de tout : de moi comme des autres, Des pensers importuns qui me viennent le soir, El des amis joyeux qui font broyer du noir, Des vers que je compose, ô maîtres, et des vôtres...

Des Judas de carton et des faux bons apôtres, Des tilles qui s'en vont trottant sur le trottoir, Des mondaines trichant d'amour en leur boudoir, 0 mon rêve ! et des lits banals où tu te vautres î

J'ai trop de gaz dans l'œil et d'alcool dans le sang, Trop de nerfs excités, trop de contacts laissant A fleur de peau comme une odeur de cantharide.

Voici poindre là-bas l'aube de floréal ;

Le chevalier Printemps accourt à toute bride.

Je me sens un béguin très pur pour l'Idéal.

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