‹ Poèmes ironiquesChapitre 3 sur 79 · ALLER ET RETOUR · texte numérisé non relu

ALLER ET RETOUR

Le colcil avec des rayons tentants

Cognant aux croisées, Je suis allé voir le nommé Printemps

Aux Champs-Elysées.

Les femmes étaient toutes déguisées

En roses rosées, Et les amoureux avaient tous vingt ans.

Dans l'or et l'azur les bébés marchaient

Gomme des gens ivres ; Les cafés-concerts grands ouverts crachaient

Les notes des cuivres.

Sonnant l'hallali des vents et des givres,

Et loin de leurs livres Des négociants rêveurs chevauchaient.

Or j'ai vu passer en Victoria

La petite reine, La reine des cœurs que j'aime, il y a

Plus d'une semaine.

Je fus pris aux lacs de sa robe à traîne.

Bien lourde est la chaîne Du pauvre Bottum, ô Titania !

Ainsi disparaît, Belle, à voire aspect

Mon enthousiasme :

Et je m'en revins tristement avec

Le nommé Marasme.

Car l'Amour au cœur est un cataplasme.

Gomme dit Erasme, Fameux hollandais qui parlait le grec.

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