LE PETIT LEVER D'UN SPHINX
Le? blonds cheveux frisé? en mèches très habiles Rejoignent les sourcils longuement dessinés, La croupe a, sous les draps, des aspects contournés. Allure rappelant le repos des Sibylles.
Sous le peignoir brodé les seins très immobiles, Des frissons de pur-sang sur les ailes du nez. Le Sphinx méduse Œdipe avec ses yeux cernés, Sa joue en fleur de neige et ses lèvres nubiles.
Nos rêves étonné?, nos désirs, nos chansons, Nos poèmes anciens que nous méconnaissons, Vont tous se réfléchir en cet œil qui nous brave.
S'ils nous semblent parfois, nos chers amour?, grandi-
Énigmatiquement monstrueux et maudits,
C'est que la Femme inerte est un miroir concave.