‹ Poèmes ironiquesChapitre 53 sur 79 · LARMES · texte numérisé non relu

LARMES

La somnolence et les funèbres apathies Eiivahis.-enl mon cœur blasé sur le i>l;iisir; Le cerveau, fati.^ué crengendrcr le désir S'endort, sous les illusions anéanties.

Toutes les fleurs et les espérances, parties Pour un lointain où nul ne peut les re.-saisir, Laissent les vieux bouquets dans l'ombre se moisir Sans retourner vers ces choses désassorties.

Pourquoi faut-il pLmrer toujours les lilas morts, Les roses mortes, les soirs suivis de remords, La lèvre disparue et disparus les charmes?

Que tu sois fou, poète, industriel ou roi,

Les larmes sans raison ont raison dùlre larmes I

Laisse-toi donc pleurer sans demander pourquoi.

Page 1