‹ Poèmes ironiquesChapitre 58 sur 79 · BAGATELLES · texte numérisé non relu

BAGATELLES

A Boulogne le lac est pris.

Il n'y a plus de casealelles,

Bagatelles!

La froidure et le brouillard gris Hantent les palais et les bouges.

Le pôle a pour chef-lieu Paris.

Vos pommettes sont rouges.

Mais non, votre œil s'est rallumé.

Eloignez les craintes mortelles,

Bagatelles !

Vous m'avez autrefois aimé, Et moi, maintenant, je vous aime.

Nous chanterons le mois de mai

En l'an quatre-vingtième.

Hélas! elle a fui tout à coup.

Des hommes, ornés de bretelles,

Bagatelles!

Ont tapé sur le dernier clou; A l'église quelques arpèges, Une croix, je ne sais pas où...

Elle dort sous les neiges.

0 femmes, reines de beaux yeux, Poètes, rois des immortelles

Bagatelles !

Priez, en vers mélodieux.

Le soleil, ce vieux roi qui tombe, De se relever dans les cieux,

Pour éclairer sa tombe.

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