MYSTICA-REALE
Ton dieu n'est pa? le mien 1 Ton Chri>t me désespère
Avec ses blonds cheveux sanglants!
J'aime mieux le Soleil et Bacchus notre père.
Et Vénus aux robustes flancs. Mais n'importe ! j'irai vers quelque cathédrale —
A l'heure oii la Lune du soir Verse par les vitraux une lueur spectrale —
Avec toi dans la nef m'asseoir.
Et des femmes en deuil arriveront voilées
Vers les noirs confessionnaux, El les enfants de chœur, par larges envolées,
Passeront comme des moineaux ; L'encens parfumera la lumière des cierges :
Aux sons d'un orgue gémissant, Je verrai se courber les femmes et les vierges
Dans un cambrement indécent.