‹ Poèmes ironiquesChapitre 7 sur 79 · MYSTICA-REALE · texte numérisé non relu

MYSTICA-REALE

Ton dieu n'est pa? le mien 1 Ton Chri>t me désespère

Avec ses blonds cheveux sanglants!

J'aime mieux le Soleil et Bacchus notre père.

Et Vénus aux robustes flancs. Mais n'importe ! j'irai vers quelque cathédrale —

A l'heure oii la Lune du soir Verse par les vitraux une lueur spectrale —

Avec toi dans la nef m'asseoir.

Et des femmes en deuil arriveront voilées

Vers les noirs confessionnaux, El les enfants de chœur, par larges envolées,

Passeront comme des moineaux ; L'encens parfumera la lumière des cierges :

Aux sons d'un orgue gémissant, Je verrai se courber les femmes et les vierges

Dans un cambrement indécent.

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