‹ PoëmesChapitre 1 sur 15 · EBAUCHE D'UN DEPART DEFINITIF · texte numérisé non relu

EBAUCHE D'UN DEPART DEFINITIF

Pour Marcel Dugas.

Encore un autre printemps, Une nouvelle débâcle . . .

Le fleuve pousse à la mer L'épaisse couche de glace D'un long hiver engourdi, Tel, avivé, repousse à Ses pieds, le convalescent Des draps habités d'angoisse.

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Comme sa forme mobile, fj>* Jamais repu d'avenir,

Je sens de nouveau monter, m

Avec le flux de ses eaux,' L'ancienne peine inutile D'un grand désir d'évasion.

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Et mon cœur est au printemps Ce port que des fumées endeuillent.

Mais je n'ai pas accepté D'être ce désemparé, Qui regarde s'agrandir, A mesurer la distance, Un vide à combler d'espoir.

Je ne serai pas toujours Celui qui refait l'inverse De la JÇÎS& vers sa chambre Où règne la conscience D'un univers immobile.

Les câbles tiennent encore Aux anneaux de fer des quais, Laisse-moi te le redire, O toi, l'heureux qui s'en va, Je partirai moi aussi.

J'enregistrerai sur le fleuve

La décision d'un tel sillage,

Qu'il faudra bien, le golfe atteint,

Que la parallèle des rives

S'ouvre comme deux grands bras, /

Pour me donner enfin la mer.

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