‹ PoëmesChapitre 12 sur 26 · HÉRACLÈS · texte numérisé non relu

HÉRACLÈS

Mortel, à l'œuvre donc \ ta route est grande et \ye\\e. L'astre de la science éclairera tes pas.

Son leu vivifiant, qui déborde et ruisselle, Va pénétrer ton être et diriger ton bras.

Rien ne peut t'asservir si tu restes toi-même.

La pensée est ton dieu, l'idéal est ta loi ;

La vertu n'est qu'un hymne et le crime un blasphème :

Tu iwrtes ton enfer et ton ciel avec toi.

Dans une œuvre éternelle incarne ta pensée, Imprime sur Fairain la trace de tes pas :

Tu te verras grandir, et ton àme, bercée Par les chants de la mort, ne s'endormira pas.

UARUOKIA.

Héraclès, c'est ainsi que lu domptas la terre;

Celui qui te suivra Trouvera, comme toi, la vie encor derrière

Les flammes de TŒta.

Car, si Thomme n'a pas adoré ce qui passe, Du monde et du destin, du temps et <lc T espace

S'il a su s'affranchir.

Quand la mort le transfonne, il trouve une patrie. La lutte est éternelle et l'arène infinie.

11 a créé son être, il a conquis la vie :

Il ne peut plus mourii*.

Chante donc, ô mortel! de la nouvelle aurore

L'éclat limpide et pur.

Vois, la terre sourit, et la brise sonore

Caresse un ciel d'azur.

Un murmure a glissé dans l'air couleur de rose,

Tendre comme le chant d'une sirène éclose

Sur le flot de cristal.

Un nuage d'argent plane sur la vallée, Et la lerre, des pleurs de la nuit empeilée, Réfléchit comme un lac l'image immaculée

Du soleil matinal.

LE CUŒUh.

Oui, je sens dans mon cœur reverdir Tespérance. Sans haine et sans regret, je regarde en silence Fuir mon rêve d'hier, par la nuit emporté.

Je sens, comme autrefois dans Hellas la divine,

Battre dans ma poitrine Un cœur vivant et pur, au cri de liberté.

Oui, je suis jeune encor; du ciel et de la terre Je veux lever le voile et sonder le mystère»

L'avenir étale à mes yeux Le mobile trésor de ses mille conquêtes;

Car l'astre qui m*éclaire est Tastre des prophètes : J'entrevois des secrets cachés sous d'autres cieux.

Salut à l'aurore uoavellel Salut à ce grand jour qui ne doit pas finir !

Soleil des temps qui vont venir,

Ton flambeau divin nous révèle Encore un mot du livre où chaque siècle épèle.

Salut à l'aurore éternelle

Qui conduit le jeune avenir !

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