‹ Poèmes mystiques et champêtresChapitre 11 sur 32 · TOMBEAU DE GUSTAVE LE VAVASSEUR · texte numérisé non relu

TOMBEAU DE GUSTAVE LE VAVASSEUR

D'Amiens aux beaux clochers, la ville sans lagunes, Mais « petite Venise » avec ses dignes brunes. L'Évêque Salinis au nom plein de douceur T'y choisit une épouse, ô cher Le Vavasseur. Tu fis autour d'Amiens les plus charmants voyages. Tu flânas, tu rêvas dans les hortillonnages, Sur les coteaux crayeux où ta Muse a trouvé Cette femme qui passe avec son bras levé, Avec ses yeux troublants où vit l'âme du Celte Et qui dresse dans l'air léger sa forme svelte. «

Et plus nombreux encor sont venus les Normands.

Ils ont quitté leur brume aux lointains poudroiements.

Quelques femmes, sortant des lignes vaporeuses,

Unissaient joliment dans leurs mains gracieuses

La violette d'or à l'immortel laurier.

Ceux qui doivent bénir, ceux qui doivent prier,

Les prêtres, noblement rejoignaient le cortège,

Pendant que le disciple, au chemin qui s'abrège,

Récitait d'anciens vers et pleurait à demi,

A toutes ces chansons du vieux Maître endormi.

L'ABBAYE Cantate (1).

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