SL R LA MORT D'UN JEUNE POETE
t Lt Dorange et Bertin, Gilbert etMalhlàtre,
Sont-ils morts sous tes traits?
lillevoie, à la muse élégante et féconde.
Subit, comme eux, ta parricide loi; jft son jeune rival , * encore de ce monde, N'est plus vivant pour toi.
I semble qu'alarmé de ces fatals exemples , Te maudissant, et prévenant son sort ,
1 a brisé son luth, et fui loin de tes temples Pour éviter la mort.
Tel on voit l'alcyon bâtir son nid fragile Et s'y bercer sur les flots inconstants ;
M . Victoria F.
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Mais bientôt effrayé , s'enfuir d'un vol agile
A l'aspect des Autans.
D'un poète naissant, aujourd'hui même encore,
La Mort finit les suaves concerts.
Apollon, n'est-ce plus au Pinde qu'on t'adore? Est-ce donc aux enfers?
Tu l'avais inspiré , ce fils de Mnémosyne ; Son ame ardente exhalait tour à tour, Et les brûlants transports d'une ferveur divine. Et les soupirs d'amour.
Sa musc, aux longs regards, rêveuse , solitaire,
Se prosternait aux autels de nos dieux ; Et, sur des tons nouveaux, redisait à la terre Des chants faits pour les cicux.
SLR LA MORT D'UN JEUNE POETE. ia5
>ioble et tendre Ophélie, amante infortunée,
Dont son trépas fit l'éternel malheur, Tu vis donc se flétrir sa belle matinée. Et son génie en fleur !
Expirant dans tes bras, il espérait encore
Tirer du luth des sons inattendus; Tout à coup il s'éteint, comme un doux météore, Qui brille et qui n'est plus.