SUR LÀ MORT D'UN JEUNE POÈTE
Je l'horrible Apennin osant tenter la cime, L'aiglon essaie un vol audacieux :
s'élance; un trait siffle.... il tombe dans l'abîme, En regrettant les chju\.
ux bords du frais Caïstre, aux rives du Méandre , On vit jadis des cygnes accourir; pur voix devint flexible , et leurch.an.tpur et tendre : Puis on les vit mourir!
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Ainsi, quand le poète, en son jeune délire. Va préluder à son premier accord,
Le bruit harmonieux de sa naissante lyre Semble éveiller la Mort.
On croit voir duCynthus quelque muse funèbre
Vers lui descendre , une lyre à la main, S'écriant : Hàte-toi de devenir célèbre : Tl n'est plus temps demain!
Ou plutôt, dieu des vers, dieu cruel d'Aonie,
Peu de mortels, pour ton culte formés, Renferment dans leur cœur les foudres du génie, Sans tomber consumés.
Apollon, qu'as-tu fait de la foule idolâtre Don! la jeunesse appelle nos regrets '