‹ Poèmes pour l'enfanceChapitre 102 sur 312 · LA BOULE DE XEKJE · texte numérisé non relu

LA BOULE DE XEKJE

(fi\a(jment.)

Les yeux roug"is et l'écliiiie' courbée,

Noirs sur ce blanc, couraient les gens frileux'.

Tout un long- jour la neige était tombée.

Et des glaçons argentaient les toits bleus.

L'n garçonnet fit une énorme boule;

Puis, un instant, il parut soucieux.

Qu'en ferait-il? On les lançait en foule,

Soit clans le dos des gens, soit dans leurs yeux.

Où la jeter? La nuit froide et tranquille Baignait d'azur les arbres et les toits ; Les astres clairs veillaient sur la grand' ville : L'enfant sourit en resserrant les doigts.

Quand sous les doigts la boule fut bien dure, Il se dressa brusquement, la brandit^.

Puis la jeta dans la nuit calme et pure... Au fond du ciel la boule se perdit.

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