‹ Poèmes pour l'enfanceChapitre 103 sur 312 · Frileux : qui craignent le froid · texte numérisé non relu

Frileux : qui craignent le froid

3. Brandir : a2:iter dans sa main un objet avant de le lancer

i<)(S i.A Nii: i)K i/enfant.

.le la suivis des yeux quelques secondes : Elle filait, inoiilail, filait encor; Elle alleignil les lénèbres profondes, — La boule allait cherclier les aslres d'or,

J'ai su depuis qu'en ce temps-là, les an^es, Les beaux p"tils si frêles et si doux Etaient navrés ' de tristesses élrang-es : Les chérubins^ n'avaient pas de joujoux.

Au Paradis, l'un rêvait de la foire, L'autre pensait à des soldats de plomb; Le souvenir pleurait dans leur mémoire : Pour des enfants perdus, le temps est long*.

Mais qu'est-ce donc qui traverse l'espace? Oui, qu'est-ce donc qui vient vers les petits? Les plus peureux se parlent à voix basse... Vite, en avant! Les plus g-rands sont partis.

« Mais c'est bien ça! — Vois-tu? — Que ledisais-je?

— Arrivez tous! Vous ne savez donc pas? C'est une boule, une boule de neige,

— C'est un joujou qui nous vient de là-bas ! »

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