FKÈIŒ EP SŒL II
Frère et sœur, les peliols, se teiianl par la main, Vont au rylhme' pressé de leurs bras qu'ils balancent ; Des hauteurs et des fonds" de i^^rands souffles s'élancent ; Devant eux le soir lourd assombrit le chemin.
Survient Torag'e, avec tout l'espace qui çronde, Avec le rouj^e éclair qui les drape ^ de sang-, Les barbouille de flamme en les éblouissant; Enfin, la nuit les perd dans la foret profonde.
Ils ont peur des lou{»s; mais bientôt
Ils s'endorment. Et, diî là-haut, La Lune, qui verdit ses nuages de marbre ""^j Admire en les gazant- ces deux êtres humains
Sommeillant la main dans la main.
Si petits sous les si grands arbres.
(Maurice Rollinat. Fasquelle.)