Ébaubis : étonnés
ii8 i.A vu: DE l'enfant.
Tout ravis quand leuis veux icncoiilrcnt par liasard La inonclie qui bourdonne el qui l'ail la navette', On les voit se pâmer ^, rire, et sur leur havettc Saliver^ de bonheur à l'aspect d'un lézard...
La poule, sans jeler un g-loussemenf* d'alarme, Regarde ses poussins se risquer autour d'eux, Et le chien, accroupi, les surveille tous deux D'un œil mélancolique on tremblole^ une larme...
Mais voilà que chacun, penchant son joli cou. Ferme à demi ses jeux dont la paupière tremble; Une même langueur ^ les fait bâiller ensemble. Et tous deux à la fois s'endorment tout à coup.
Cependant qu'au-dessus de la terre anxieuse^ Le soleil se dérobe au fond des cieux plombés^ Et que le crépuscule, embrumant^ les bébés, Verse à leur doux sommeil sa paix silencieuse.
(Maurice Rollinat. Fasquelle.)
1. Faire la navette : faire le va-et-vient, comme fait l'instrument du même nom avec lequel on tire le fil.