‹ Poèmes pour l'enfanceChapitre 114 sur 312 · LA VITRINE DU PATISSIER · texte numérisé non relu

LA VITRINE DU PATISSIER

Taries, éclairs', biscuits faits pour d'épais couleaux,

Celte vilrine est là qui crève^ de gâteaux

Et fait, aux yeux de tous, déborder sur la rue

Des flots de confiture et de crème incong-rue^.

Tout passant qui reg-arde est par elle tenté.

Or, voici qu'un gamin, qui passait à côté,

Regarde : le voilà cloué net. Pauvre gosse!

Sa tête c'est des poils piqués sur une bosse.

Ses pieds plongent dans de formidables ''^ souliers

Usés. Quelques haillons^ joignent la tête aux pieds.

Il est là. Son regard misérable s'accroche

Et mendie. On le sent qui torture^ sa poche

Pour lui faire suer^ deux sous qui n'y sont pas.

O regard nu^, honteux, lâche et qui dit tout bas :

1 . Éclairs : sortes de g-àteaux allongés et remplis de crème.

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