PETIT MARIN
Un moussaillon ' du port sur la roule pierreuse S'en allait, les pieds nus et les cheveux au venl. H sanglotait tout liaut, d'une voix douloureuse. Et, triste, j'écoutais sa plainte en le suivant.
Quatre ans à peine et seul, je frémis, oh! misère! Peut-être l'avait-on battu, le cher mig"non. Et, m'approchant de lui : « Petit, que fait la mère? Pourquoi pleurer ainsi? tu souffres, dis Ion nom.
Réponds-moi, je pourrais te consoler sur l'heure. Veux-tu qu'au prochain Lourg^' nous achetions du pain? Aimes-tu les çàleaux? j'en ai dans ma demeure. » Mais lui, pleurant plus fort : « Non, non, je n'ai pas faim ! »
Je serrai contre moi ce fils de mendiante. Sa douleur apaisée, il sourit, l'orphelin. Et, jugeant tout à coup ma mine confiante". Pour conter son secret, il eut un air câlin ''^ :