‹ Poèmes pour l'enfanceChapitre 125 sur 312 · DESESPOIR · texte numérisé non relu

DESESPOIR

Mais, lorsque j'arrivais chez ma mère, souvent. Grâce au hasard taquin' qui joue avec l'enfant, J'avais de g^rands chagrins et de g^randes colères. Je ne retrouvais pUis, près des ifs^ séculaires^. Le beau petit jardin par moi-même arraug'é. Un gros chieu, en passant, avait tout ravagé. Ou quelqu'un dans ma chambre avait ouvert mes cag^es. Et mes oiseaux étaient partis pour les bocages'^. Et, joyeux, s'en étaient allés de fleur en fleur Ohercher la liberté bien loin, — ou l'oiseleur \ Ciel! alors j'accourais, roug-e, éperdu^, rapide, Maudissant le g-rand chien, le jardinier stupide, Et l'infâme'^ oiseleur et son hideux^ lacet ^, Furieux ! — D'un regard ma mère m'apaisait.

(Victor IIuGo, Les Rayons et les Ombres. Helzel.)

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