C11A(JIUX D'EXFAXT
Uiiaiid sa mère est |)arlie, il a souri, le traître', Proiïieltaiit d'être sai^e et de ne [)()iiit pleurer; H cacliail sou cliagrin, et ne laissait paraître Un un regret, (jui semblait à peine Fenieurer'.
Il est l'unique objet des soins de la servante, Dont le sûr dévoûinent écarte tout dang-er; Dans son doux lit il peut dormir sans épouvante Et, jusqu'au lendemain, faiie un song-e léger.
L'enfant n'a pas usé du pouvoir de ses larmes Pour retenir, d'un mot, sa mère auprès de lui ; Il ne se plaindra pas; il a trouvé des charmes A g-arder pour lui seul son douloureux ennui.
Mais si ses yeux sont clos, innocent stratagème^, Si son corps est blotti^ sous le mol édredon % Il sanglote tout l)as, il sent combien il aime, Souffrant de ce départ comme d'un abandon.
1. Traître : m3t volontairement exagéré, qui désigae ici i'eni.mt (jui cache son chaa^i-in.