‹ Poèmes pour l'enfanceChapitre 143 sur 312 · I.)() LA VIK DE L ENFANT · texte numérisé non relu

I.)() LA VIK DE L ENFANT

Monlre-nous donc la Jiihic ' et les belles inia;^i;es, I.e ciel d'or, les saints i)leus, les saintes à genoux, I /Enfant Jésns, la crèclie^, et le bœuf, et les mages ^; l'ais-nons lire du doigt, dans le milieu des [)ages, lu peu de ce latin qui j)arle à Dieu de nous...

1 )ien ! que tes bras sont froids! rouvre les yeux... Naguère Tu nous parlais d'un monde où nous mènent nos pas, Va (le ciel, et de tombe, et de vie éphémère ''^; Tu parlais de la mort!... Dis-nous, ô notre mère! Oii'est-ce donc que la mort? — Tu ne nous réponds pas... »

Leur gémissante voix longtemps se plaignit seule. ! a jeune aube parut sans réveiller l'aïeule. La cloche frappa l'air de ses funèbres coups; L't, le soir, un passant, par la porte entr'ouverte, Vil, devant le saint livre et la couche déserte, Les deux petits enfants qui priaient à g^enoux.

(Victor Hugo, Odes et Ballades. Hetzel.)

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